Dakar 2015

V and B sponsorise Laurent Moulin au Dakar 2015

Dernières nouvelles du pilote Laurent Moulin (16/01)

Après son hospitalisation de plusieurs jours en Argentine, Laurent Moulin a retrouvé les siens en France il y a quelques jours. Malgré le gros choc de l’accident et les multiples fractures qui en ressortent (jambe, visage…), notre pilote garde le moral. Plusieurs opérations sont prévues dans les jours à venir. Si tout se passe bien, Laurent Moulin devrait rester à l’hôpital une quinzaine de jours.

Nous lui souhaitons un bon rétablissement.

Étape 2 – La plus longue

Étape 2 : Villa Carlos Paz – San Juan – Liaison : 107 km – Spéciale : 518 km

Laurent Moulin, moto 110Le répit aura été de courte durée. Car avant de rallier San Juan, les concurrents ont un programme particulièrement chargé : tout simplement la plus longue spéciale du rallye, avec un degré de variété capable de bousculer les mieux harnachés. Terrain dur en début de course, puis poussiéreux par portions au cœur de la journée, avant d’arriver sur une fin de parcours sablonneuse. Il s’agit déjà d’un réel test, que l’on passera avec succès en conservant un niveau de vigilance constant.

Fin de l’aventure pour Laurent…

Il avait pris le départ de cette seconde étape à 07h37’30 composé de 26 kms de liaison et 518 kms de spéciale. Entre le waypoint 9 et 10, Laurent est rentré en collision avec la Peugeot 2008 DKR de Carlos SAINZ. Le pilote espagnol s’est arrêté pour lui porter secours en attendant les médecins dépêchés sur place en hélicoptère.

Laurent a été transporté à l’hôpital avec une fracture de la jambe droite, douleurs à un poignet et des traumatologies faciales. Des nouvelles de son état de santé nous seront communiquées prochainement.

Le pilote espagnol très attristé de cet incident de course n’a pas souhaité répondre aux questions de Luc Alphand à l’arrivée de cette spéciale.

Nous souhaitons un bon rétablissement à Laurent Moulin.

Carlos Sainz - accident dakar        Peugeot Dakar

Étape 1 – Un prologue géant !

Buenos Aires – Villa Carlos Paz – Liaison : 663 km – Spéciale : 175 km

La plongée dans la campagne argentine se fait à grande vitesse. Tous les éléments sont réunis pour permettre à chacun de s’exprimer, sur des critères relativement simples pour le moment. Les chemins rapides, à enchaîner au fil des virages en équerre, serviront à répartir les véhicules selon le niveau de leurs pilotes, jugés dans le contexte de nervosité attaché à cette première spéciale, mais sans réelle nécessité de sélection. Au terme de cette mise en jambes, l’amplitude horaire de la journée sera complétée par une longue liaison jusqu’au premier bivouac.

Laurent Moulin départ DakarAprès une journée éprouvante avec la présentation des pilotes, Laurent s’est levé à 4 heures 30. Après 30’ de route pour rejoindre le départ, il est parti à 6 h 12 (heure argentine) pour cette 1ère étape de 838 kms et arrivé à 17 heures au bivouac.

Connu pour sa vitesse, Sam Sunderland n’a pas déçu lors d’une première spéciale de seulement 175 kms en décrochant la première victoire de l’année pour KTM d’un souffle devant la Honda de Paulo Goncalves.

Laurent a roulé très tranquille sur cette 1ère spéciale, il s’est arrêté au milieu de cette partie chronométrée parce qu’il avait oublié de mettre ses boule-caisses. Il était content de sa première journée. Il se classe 142ème de cette 1ère étape en 02:01:45 à 00:42:48 du vainqueur SUNDERLAND (GBR).

Briefing à 21 heures pour tous les pilotes.

 

 

A quelques heures du départ…

Laurent a vécu une dernière journée mouvementée avant le départ de la capitale argentine. Il a été suivi par le journaliste Pierre-Etienne Léonard de France Télévision. Retrouvez ici le reportage diffusé sur France 4 dimanche.

Quelques mots de notre pilote avant le grand départ…

« Je suis à quelques jours de réaliser le projet et le rêve de ma vie et je me sens serein ! Le stress ne m’a pas encore envahit, je vais commencer à réaliser certainement quand je vais mettre un pied dans l’avion. Je suis conscient que je vais vivre une aventure dangereuse et que la longueur des étapes va être compliquée à gérer physiquement et psychologiquement – Mais je dirais que ma plus grande crainte c’est : l’échec rapide ! Seul 45 % des motards arrivent aux termes de l’épreuve. Il faut également envisager l’abandon mais après deux années d’efforts et de préparations, je n’ose même pas envisager cette situation très cruelle. Beaucoup de questions m’envahissent :

  • Suis-je prêt physiquement ?
  • Ai-je la technique suffisante ?… Mais je sais que je vais avoir mes réponses très rapidement !

La marche est très haute, je vais réaliser mon Vendée Globe, mon Everest !

D’aussi loin que remonte ma mémoire, je me souviens d’avoir suivi le DAKAR à la TV en tant que spectateur et demain … Je vais être acteur ! C’est la preuve qu’avec beaucoup de volonté et de ténacité nous pouvons réaliser nos objectifs même ceux qui peuvent paraître inaccessibles ! Ma stratégie est d’atteindre la journée de repos sans me préoccuper du classement. Ensuite je ferai évoluer mes ambitions en fonction de l’état du pilote et de la moto.

C’est pour cela que je finirais par exprimer toute ma sollicitude à mes partenaires ! Ce projet m’a également permis de faire des rencontres exceptionnelles. Certains d’entre vous ont des cœurs énormes avec une bonté surprenante à notre époque – J’aime mon prochain et je crois sincèrement que la nature humaine est positive, vous me l’avez prouvé !

Un grand merci profond et plein de sincérité – En espérant être à la hauteur pour vous remercier. »